Contre l’isolement, ça papote à l’ADACS !

L’ADACS, le centre social de Bellecroix, a mis en place des ateliers seniors pour éviter l’isolement des personnes âgées et leur permettre d’échanger.

Autour des tables, les seniors se retrouvent, tricotent, discutent, jouent aux cartes et surtout papotent. De 14h à 16h30, tous les jeudis, l’ADACS les accueillent pour un atelier qui leur est entièrement consacré. Afin de préparer au mieux cette action, le centre social a travaillé avec l’ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural). L’association avait ainsi organisé un événement «Papot’Âge» à l’ADACS, le 30 janvier dernier. « Dans la cadre de la mobilisation nationale de lutte contre l’isolement des âgés (MONALISA), nous avons lancé Papot’Âge pour créer du lien et un espace dans lequel les personnes âgées peuvent se rencontrer », explique Marie Bouttevin, chargée de développement et animatrice de la coopération MONALISA Moselle Nord.

L’isolement est, en effet, un véritable problème de société, qui concerne une personne de plus de 70 ans sur quatre en France, et qui n’est pas sans conséquence. Le taux de mortalité lié à l’isolement est ainsi de 26% : c’est autant que le tabagisme et le surpoids. Pour lutter contre ce phénomène, le centre social de Bellecroix a décidé d’organiser un atelier senior tous les jeudis, même en période de vacances scolaires. « On a conscience que le quartier est vieillissant et qu’il y a un véritable problème d’isolement chez les seniors, assure Catherine Lemoine Fontaine, référente famille de l’ADACS. Nous travaillons également avec la résidence Désiremont et l’EHPAD Petites Sœurs de Pauvres pour toucher leur public ».

Lancé le jeudi 13 février, l’atelier se met en route : l’ADACS a acheté des jeux et organisé un espace détente. « Nous allons recueillir les envies des personnes qui fréquentent l’atelier pour éventuellement leur proposer d’autres choses, organiser des sorties, etc.», précise Catherine Lemoine Fontaine. Ces moments de rencontre permettront également de repérer les personnes en situation de détresse. « En cas de besoin, nous pourrons mobiliser le réseau local, proposer des accompagnements ou organiser des visites de convivialité, détaille Marie Bouttevin. Contre l’isolement, il faut tous travailler ensemble ! »

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