Les enfants de l’école Les Mésanges découvrent leurs « sacs à histoires »

Le 4 avril, l’école maternelle Les Mésanges a procédé au lancement du projet « le sac à histoires ». En présence de leurs parents et d’invités, les enfants ont découvert ces petits sacs à dos bien mystérieux dans lesquels se trouvent un jeu, un livre et une marionnette.

« Le sac à histoires », c’est d’abord un objet qui part dans les familles. Il a pour but de valoriser la langue maternelle de l’enfant et de permettre aux parents ne maîtrisant pas la langue française de partager une activité autour d’un album.

Pour Violaine Dal, directrice de l’école, « Les Mésanges compte environ 15 nationalités différentes et beaucoup d’enfants ne parlent pas le français en arrivant à l’école. C’est en accompagnant ainsi les enfants dans l’apprentissage de la langue française que l’école montre qu’elle est aussi ouverte aux autres langues ». En effet, « le sac à histoires », c’est un livre de littérature jeunesse traduit dans toutes les langues de l’école. En dessous de chaque texte en français, il y a ainsi une petite étiquette avec le texte traduit. Au dos du livre se trouve un QR code. Les parents qui ne savent pas lire le français, en flashant dessus, iront vers un lien qui leur permettra d’écouter l’histoire dans leur langue maternelle. Ce projet permet, non seulement, à l’enfant de rentrer chez lui avec le livre dans sa langue maternelle mais aussi de voir qu’effectivement, sa langue première existe aussi dans des livres.

Un livre traduit dans…13 langues !

L’histoire « Bon appétit monsieur lapin » de Claude Boujoun a été traduite dans huit langues parlées par les enfants et leur famille mais aussi dans cinq autres langues que les élèves découvrent : l’anglais, l’italien, l’espagnol, le portugais, et l’allemand. Le deuxième « sac à histoires » est en cours de réalisation avec le livre « Viens jouer avec moi, Petite Souris » de José Aruego et Robert Kraus.

Les Mésanges compte 105 élèves mais entend privilégier ce projet avec les grandes sections. Pour le réaliser, l’école a bénéficié de l’apport du CASNAV (Centre Académique pour la Scolarisation des Élèves Allophones Nouvellement Arrivés et des Élèves Issus de familles Itinérantes et de Voyage) pour les traductions. Toutefois, elle note la difficulté de traduire le texte dans certaines langues, n’ayant pas trouvé des personnes pour une traduction parfaite écrite avant l’enregistrement oral.

L’événement, qui a commencé par le mot de bienvenue de la directrice de l’école, a eu pour note finale un pot de l’amitié après les prestations des enfants qui, chacun avec son drapeau, disait bonjour dans sa langue maternelle.

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